Des idées pour agir !

Consommer bio, local et de saison

avec Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

Consommer bio, local et de saison, c’est reprendre contact avec celles et ceux qui nous nourrissent, retrouver la fraîcheur des aliments et les saveurs du terroir. C’est aussi encourager la production alimentaire près de chez soi et, par la même occasion, l’autonomie alimentaire et un partage plus juste des ressources nourricières avec le reste du monde.
C'EST BON POUR LA PLANETE ! Consommer local, de saison et bio permet de réduire l’impact environnemental de notre alimentation en évitant les transports, les stockages, les engrais et pesticides de synthèse. On contribue ainsi à restaurer la qualité des sols, à maintenir des paysages entretenus. Les produits que l'on achète sont adaptés aux spécificités régionales, et consommés à maturité, ils sont meilleurs encore !

Redécouvrir les fruits et légumes de chaque saison :

Découvrir les acteurs de la bio près de chez moi :

Pour aller plus loin :

Je télécharge :

Je cours acheter :

  • « Le Guide du Locavore, pour mieux consommer local » d'Anne-Sophie Novel aux Editions Eyrolles que je complète avec les dernières actus du blog : http://locavorespirit.wordpress.com/
  • « Planète Cuisine », le guide écogourmand du WWF
  • « Manger bio, c’est pas du luxe.» de Lylian Le Goff aux Editions Terre Vivante
  • « Pourquoi manger local ? » de René Longet aux Editions Jouvence
  • « La stratégie du Colibri » de Séverine Millet aux Editions Minerva-Groupe
    Cet ouvrage réunit une série d’actions concrètes, locales, accessibles et collectives.


NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.

  • Redécouvrir les fruits et légumes de chaque saison. Exit les fraises en janvier ! Acheter auprès de producteurs locaux (vente à la ferme, marchés, paniers) afin de contribuer à faire émerger une autre logique de production et de distribution. Un exemple qui marche ? Le système des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). Il propose de créer un lien privilégié entre un paysan et un groupe de consommateurs qui, chaque semaine, va remplir son panier de fruits et de légumes frais, de viande, de vin… Cette collaboration permet à des milliers de paysans de s’installer tous les ans sur de petites exploitations respectueuses de l’environnement.
    Pour en savoir plus, rendez-vous sur la fiche « Créer une AMAP »
  • Cultiver un bout de jardin potager, ou faire du micro jardinage si l’on est en ville, sur sa terrasse, son balcon ou même son rebord de fenêtres. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la fiche « Créer mon potager bio ».
  • Pour favoriser une qualité alimentaire et vivre en bonne santé,
  • Pour encourager une économie locale, soutenir les agriculteurs près de chez moi et créer des emplois qui ont du sens,
  • Pour participer à la préservation des terres nourricières et à la sauvegarde de la biodiversité,
  • Pour réduire l’impact environnemental de mon assiette (pesticides, transports des produits…),
  • Pour participer à développer la diversité des modes de vies et des terroirs.

C’EST CHER ?
Avec un peu d’imagination, le surcoût des aliments bio peut facilement être compensé :

  • En privilégiant des circuits courts,
  • En achetant les justes quantités,
  • En remplaçant une part des protéines animales (la viande) par des protéines végétales (par exemple les légumineuses),
  • En utilisant des céréales complètes plus nourrissantes.

Le site Web Ékopédia diffuse des connaissances pratiques pour qu'ensemble nous puissions devenir plus autonomes et forger les bases nécessaires pour construire un monde meilleur. Ses contenus sont rédigés coopérativement et sont librement réutilisables. Chaque mois Ékopédia sensibilise plusieurs centaines de milliers de personnes.

Revégétaliser l'urbain

avec Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

Revégétaliser l’urbain, c’est remettre la nature au cÅ“ur de la ville. Cours, bords de fenêtre, murs et toits, terre-pleins… sont autant d’espaces dans lesquels nous pouvons réintroduire une biodiversité qui nous reconnecte au mouvement naturel des saisons et nous permet d’apprécier la beauté et la richesse du vivant.
Ces espaces peuvent devenir de véritables terrains d’expérience et de sensibilisation aux questions d’environnement, mais également des lieux d’expression, d’apprentissage, de production alimentaire… Souvent gérés collectivement, ces lieux deviennent de nouveaux espaces de citoyenneté.
On sait que les espaces verts, en ville, sont des lieux privilégiés de socialisation. Qui n’aime pas s’échapper de la grisaille ambiante et aller y chercher un peu de calme et d’oxygène ? Partager un coin de terrain et le travailler à plusieurs, par exemple avec des voisins, peut aussi créer aussi une toute nouvelle dynamique dans un quartier. Et rapprocher les citadins les uns des autres…


Droits réservés

Créer un jardin partagé :

Planter à l’école :

Planter à la ville :

  • "Laissons pousser" est le nom d'une opération de semis participatifs. Des milliers de sachets de graines de plantes sauvages d'ÃŽle-de-France, soigneusement sélectionnées, vont être distribués aux Parisiens au printemps.
    http://www.natureparif.fr/

     

Pour aller plus loin, je cours acheter :

« La guérilla jardinière » aux Éditions Yves Michel, Auteurs :Richard Reynolds.

« Jardin Partagés : utopie, écologie, conseils pratiques » aux Editions Terre Vivante, Auteurs : Laurence Baudelet, Frédérique Basset, Alice Le Roy

NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.

  • Créer un jardin partagé. Un jardin partagé est un jardin de proximité, animé par des habitants groupés en association. C'est un lieu de vie ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre générations et entre cultures. Il facilite les relations entre les différents lieux de vie du quartier : écoles, maisons de retraite, hôpitaux…  Mais où trouver un jardin partagé près de chez soi ? Le jardin partagé trouve sa place sur un terrain de la ville mais peut aussi être constitué sur un autre terrain (bailleurs sociaux, etc.).
  • Dans les écoles, les entreprises… remplacer les pelouses par une jachère fleurie, un verger ou un potager. Ils favoriseront la présence des oiseaux et des insectes essentiels à la biodiversité.
  • Pratiquer la « green guerilla ». Ce mouvement né dans les années 70 à New York vise à récupérer des friches urbaines et les transformer en jardins. Mais vous pouvez aussi vous munir de graines et les semer dans des endroits improbables : les bacs  à fleur vides, les terrains vagues… A Rennes, à Troyes, on végétalise les murs, à Paris, on plante aux pieds des arbres, à Brest, on jardine dans des bidons…
  • Pour entretenir et créer des liens sociaux dans mon quartier,
  • Pour améliorer notre cadre de vie et il ne s’agit pas que d’esthétique ! La couverture végétale, en ville, améliore réellement nos conditions de vie en nous fournissant de l’ombre, de l’oxygène, en nous procurant une isolation sonore et thermique (d’où le grand intérêt des toitures vertes !), ainsi qu’en absorbant les eaux, évitant ainsi des inondations provoquées par l’imperméabilisation des sols,
  • Et pour le plaisir, bien sûr !

JE PLANTE OÙ ?
Dans son jardin ou sa cour, sur les toits, dans les terrains vagues, dans un coin de parc, sur les balcons, terrasses et appuis de fenêtre, les accotements, et même en appartements…
Ouvrez grands les yeux et vous découvrirez toutes sortes d’espaces disponibles autour de chez vous. Pourquoi pas les occuper pacifiquement avec de petites plantations ?

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Créer mon potager bio

Aujourd’hui, dans le monde entier et plus encore dans notre société occidentale, chacun de nous est largement dépendant, pour s’alimenter, de l’industrie agro-alimentaire et du commerce mondial. Cultiver ses aliments, au moins en partie, cela signifie s’autonomiser d’un système qui repose aujourd’hui sur l’injustice sociale et la dégradation accélérée des ressources naturelles. C’est aussi garder le contrôle sur la production et s’assurer de la qualité de ce qu’on mange…

Et puis, à condition d’y mettre un peu d’énergie (humaine !), cela peut engendrer des économies substantielles dans un budget un peu trop serré !

Si je veux prendre la responsabilité de ce que je mange, la première idée est de produire moi-même ! Commençons par quelques fruits et légumes, « bio » si possible !
200 m2 devraient vous permettre d’obtenir une production adaptée pour 4 personnes.
Et si vous n’osez pas vous lancer si vite, commencez par quelques pots, des herbes aromatiques…

Pour aller plus loin :

  • Je télécharge :
    « Jardiner au naturel », fiche pratique proposée par la Fondation Nicolas Hulot
    http://www.defipourlaterre.org/outils/outils_2.php
  • Je cours acheter :
    « Un potager bio sur mon balcon » de Josep Maria Vallès, Editions Rouergue

NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.

(avec Botanic)
Le mois de mai est le bon moment pour commencer un potager, car c’est la grande époque des semis et des plantations.
Avant de préparer le terrain, définissez sa taille idéale. Commencez petit, il sera temps, l’année prochaine, d’agrandir la surface cultivable. Choisissez un endroit ensoleillé, plat et proche de la maison afin d’y accéder facilement.
En ligne, en planche, en carré, surélevé ?
Rectiligne, le potager conventionnel a l’avantage d’être simple à dessiner et fonctionnel, surtout si vous tracez deux grandes allées, en croix, permettant le passage d’une brouette, et des petits chemins menant à chaque planche.
Matérialisez les voies avec des matériaux de récupération comme des briques pilés ou de l’ardoise concassée, des plaquettes de chêne, des bandes de pelouse ou tout simplement des planches ou dalles de bois.
Les potagers en hauteur, très décoratifs et faciles à travailler par tous, peuvent être bordés de bois tressés, de planches ou de pierres. Les mauvaises herbes s’y ressèment moins et la terre est plus chaude.
Le travail du sol
Pour bien connaître votre terre, vous pouvez la faire analyser. Des laboratoires spécialisés vous indiqueront, après examen, les améliorations à apporter (comme le LAMS de Claude et Lydia Bourguignon !).
Pour bien démarrer, retirez toutes les herbes, les racines, les cailloux, ensuite, crochetez puis ratissez. Pour les cultures suivantes, vous utiliserez une bêche écologique qui permet de bêcher la terre sans la retourner pour ne pas perturber la vie du sol.
Que planter, que semer ?
Commencez par des légumes faciles à cultiver, comme des radis, des navets, des tomates, des salades à repiquer. Cultivez des plantes aromatiques et des fleurs dans votre potager est primordial, car plus il y a de diversité au jardin moins il y a de maladies et d’invasion de vilaines bestioles.

  • Pour contribuer à me nourrir par moi-même et gagner en autonomie
  • Pour me reconnecter à la terre, au vivant, à la nature
  • Pour apprendre et comprendre comment poussent les fruits, les légumes, les céréales, découvrir les spécificités du sol, des semences…
  • Pour participer à la sauvegarde des terres nourricières, de la biodiversité, des variétés anciennes de semences.
  • Pour le plaisir ! Quelle joie, quelle fierté de manger ses propres fruits et légumes une fois arrivés à maturité…

JE PLANTE OÙ SI JE VIS EN VILLE ?
Dans son jardin ou sa cour, dans un jardin partagé, sur les toits, dans les terrains vagues, dans un coin de parc, sur les balcons, terrasses et appuis de fenêtre, les accotements, et même en appartements…
Ouvrez grands les yeux et vous découvrirez toutes sortes d’espaces disponibles autour de chez vous. Pourquoi pas les occuper pacifiquement avec de petites plantations ?

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Créer une AMAP

avec la Fondation Nicolas Hulot et Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

L'AMAP est une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (marque déposée), dont l'objet principal est de « mettre en lien paysans et consommateurs, afin de créer un partenariat pour permettre aux premiers de bien vivre de leur production et de pérenniser leur métier et aux seconds de s'alimenter bien et local ».

LE PRINCIPE EST SIMPLE ! Chaque semaine, l'agriculteur s'engage à livrer à un coût équitable à chaque membre de l'AMAP un "panier" de fruits et légumes de saison de sa propre production et cultivés localement. Il est aussi possible de créer une AMAP pour du pain, de la viande, du poisson, du fromage, etc.
Les membres de l'AMAP s'engagent à pré-acheter au début de saison une part de la production pendant une durée qui peut aller de 6 mois à 1 an (en fonction des saisonnalités et des types de produits). Cela permet de pré-financer la production, ce qui est une vraie sécurité pour le paysan, surtout face aux aléas naturels.
Chaque membre va aussi s'impliquer dans le fonctionnement de l'AMAP, et s'engage à participer à des activités communes, comme des visites à la ferme, afin de redécouvrir les processus de production agricole, la vie de l'agriculteur, etc.
 
L’AMAP permet non seulement de manger local, de saison et souvent bio, mais aussi de redonner une vraie valeur de ce que nous mangeons !
Adhérez à une AMAP permet d’être solidaire du monde paysan. C’est reconnaître l’agriculteur comme un acteur social à part entière, reconnu pour ses compétences et son rôle dans la société. C’est un concept tout à fait révolutionnaire qui permet au paysan et aux citoyens de sortir de la « loi du marché ». Les produits sont achetés au prix de production réel et pas au prix fixé par les centrales d’achat et la spéculation sur les matières premières. Il n’y a pas d’intermédiaire (donc l’argent va directement au paysan plutôt qu’à des grandes surfaces, des multinationales, des coopératives industrielles…), pas de marges arrières… C’est la reconquête du pouvoir et de l’autonomie sur les moyens de production et de distribution alimentaire.

 

Pour aller plus loin :

NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.

  • Constituer un groupe pour démarrer le projet : il grossira par la suite grâce aux nouvelles adhésions.
    Quelle taille doit avoir une AMAP ? Les AMAP tournent autour de 60 adhérents. Mais on peut commencer à 6 ! En fait tout dépend de la taille de l'exploitation agricole. Et la taille doit permettre à la fois le maintien d'un lien avec l'agriculteur et l'aider à son indépendance financière. L'agriculteur doit y trouver son compte, pour avoir envie de s'engager totalement. En fonction du nombre d'adhérents, celui-ci continuera en parallèle ses autres activités (marchés, grandes surfaces, etc). L'augmentation peut être progressive. Mais pas d'inquiétude, la plupart des AMAP ont une liste d'attente d'adhérents !
  • Recruter des adhérents : cela peut se faire via les amis et voisins, en mettant des affichettes en mairie et à l'école des enfants, mais aussi via le réseau AMAP, les réseaux associatifs de protection de l'environnement, de la santé, des consommateurs, les médias locaux, etc.
  • Formaliser le projet : cela se fait avec l'aide du réseau régional des AMAP, CREAMAP ou à défaut avec Alliance Provence, qui vous aidera dans les étapes suivantes.
  • Présenter le projet aux adhérents : c'est généralement une autre AMAP, bien au fait du sujet, qui vient présenter le concept lors d'une réunion.
  • Rechercher un producteur local : le réseau, mais aussi les filières biologique et paysanne, peuvent vous aider. Il doit pratiquer une agriculture écologique proche du bio ou ne pas être réticent à s'y mettre progressivement (un délai lui sera octroyé). Parfois, il sera nécessaire de trouver des terres à proximité de votre commune, si besoin avec l'aide de la commune, qui, rappelons le, détermine les zones agricoles de son territoire, ou avec l'aide d'associations (comme Terre de Liens).
  • Constituer une association loi 1901 : cette structure juridique est nécessaire car plusieurs contrats vont être signés - un contrat entre l'AMAP et l'agriculteur (ou le producteur) qui définit votre relation, les produits, leur nature, leur prix, les livraisons, etc. ; et un contrat entre l'agriculteur et chaque adhérent de l'AMAP afin de définir la période d'engagement, le mode de paiement, etc.
  • Pour plus d’autonomie alimentaire,
  • Pour consommer bio, local et de saison et comprendre d’où vient ce qui est dans mon assiette,
  • Pour ma santé et celle de ma famille car les produits ne sont pas traités avec des substances chimiques,
  • Pour être solidaire du monde paysan,
  • Pour créer du lien social et une proximité nouvelle avec l’agriculteur,
  • Pour poser un acte politique et citoyen (l’occasion de boycotter les multinationales !).

JE VIS EN VILLE MOI !
Justement ! Pierre Rabhi le dit très bien dans le film : « Ceux qui sont en ville peuvent parfaitement se solidariser avec ceux qui sont à la campagne, on fait ainsi un pont par dessus toute la sphère affairiste. ». De nombreux agriculteurs sont établis en périphérie des villes, voici une belle occasion de « créer un pont » et de redécouvrir le rythme des saisons et de la nature loin des klaxons !

Les agriculteurs peuvent livrer leurs paniers en ville dans un point relais et petits et grands apprécieront des passer parfois quelques heures au grand air pour apporter un peu d’aide au paysan de l’AMAP.

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Cultiver des semences potagères et biologiques

Avec Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

« La semence, c’est le début de la chaîne alimentaire. Celui qui contrôle la semence, contrôle la chaîne alimentaire et donc contrôle les peuples.
Pendant 12 000 ans, au moins, les paysans et les paysannes du monde entier ont produit leurs propres semences, ont amélioré, sélectionné et créé de nouvelles variétés de céréales, de légumes, de fruits et de plantes à fibres. (…) Dans les temps anciens, on ne parlait pas de “protection de ressources génétiques” et “d’agriculture durable” : on savait intimement qu’une civilisation qui perd ses semences et qui détruit ses sols est une civilisation qui est en train de mourir. »

Dominique Guillet, association Kokopelli

Le savoir-faire traditionnel de l’agriculteur passe par l’identification des variétés de fruits et légumes les plus appropriées à sa terre, son environnement, son climat. La sélection et la conservation des semences lui permettent de les réutiliser d’une année sur l’autre.

Aujourd’hui, l’industrialisation agricole a fait le choix de réduire la diversité des espèces cultivées privilégiant les variétés à hauts rendements très consommatrices de produits phytosanitaires et les hybrides stériles au détriment des variétés locales adaptées aux sols de chaque région.

Cette commercialisation du vivant représente un vrai danger pour la biodiversité et la préservation des multitudes de variétés de fruits et légumes propres à chaque région. En cas d’épidémie ou de parasite ravageant une espèce (comme ce fut le cas pour le riz il y a quelques années en Inde) la multitude des variétés garantit la capacité d’en trouver une résistante et d’éviter la famine.

Mais au-delà de ce danger c’est la simple capacité des peuples à se nourrir par eux-mêmes qui est confisquée par le brevetage et la marchandisation de ce que la nature prodigue gratuitement à l’humanité depuis toujours.

LE SAVIEZ-VOUS ? Sous l’effet de la standardisation de notre alimentation, 95 % des variétés de choux, 91 % des maïs de plein champ, 94 % des petits pois et 81 % des tomates… ont disparu.

CULTIVER DES SEMENCES POTAGERES ET BIOLOGIQUES, UN GESTE ESSENTIEL POUR PRESERVER LA BIODIVERSITE ! 13 millions de français, soit 60 % des ménages, ont la chance d’avoir un jardin : certains cultivent leur  potager, d’autres se contentent de quelques mètres carrés de pelouse, voire d’un simple coin de verdure sur un balcon ou une terrasse. A notre échelle, profitons de nos jardins, terrasses et balcons… pour cultiver des variétés potagères anciennes biologiques et ainsi participer à la sauvegarde de ce précieux patrimoine.

Je suis un professionnel :

  • Quelles semences pour quels sols ? Le LAMS accompagne les agriculteurs dans l’analyse de leur sol. Il est spécialisé dans l'étude écologique de profil cultural pour restaurer la biodiversité des sols de terroir afin d'améliorer la qualité et la typicité des vins et des denrées agricoles.
    http://www.lams-21.com/
  • Pour les professionnels, découvrez le site français officiel de la disponibilité des semences biologiques :
    http://www.semences-biologiques.org/

Pour aller plus loin, je cours acheter :
« Semences de Kokopelli » de Dominique Guillet

NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.

  • Identifier en premier lieu les espèces de fruits et légumes les plus adaptées à votre sol. Pour les professionnels, le LAMS (Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols), créé par Claude et Lydia Bourguignon, peut vous accompagner dans cette démarche. Particuliers, vous trouverez de nombreux conseils auprès de l’association Intelligence Verte.
  • S’approvisionner en semences potagères et biologiques auprès de : La Ferme de Sainte Marthe, l’association Kokopelli, EssemBio, Le BiauGerme, Graine del Païs,…
  • Cultiver et reproduire les semences pour préserver leur existence au sein de notre patrimoine de variétés anciennes… avec les conseils de l’association Kokopelli.
  • Se mobiliser avec le Réseau des Semences Paysannes ou bien l’association des Croqueurs de Carotte pour assurer, par tous les moyens appropriés la maintenance des variétés du domaine public dont certaines ont été radiées du catalogue officiel, veiller à ce que certaines de ces variétés soient à nouveau commercialisables auprès des jardiniers et des maraîchers et mettre en valeur ce travail de préservation du patrimoine génétique.
  • Devenir « parrain » d’une variété de tomates, de choux… avec l’association Kokopelli qui propose à ses adhérents de choisir une espèce (courge, piment…) dont l’association choisit ensuite la variété afin que toutes les variétés puissent trouver un jardin refuge. Le parrain ou la marraine s’engage à prendre soin de la variété au fil des années dans son jardin et à en reproduire des semences dont il est invité à en envoyer une partie à l’association Kokopelli.
  • Pour préserver la biodiversité exceptionnelle de notre planète, et contribuer à la conservation, au maintien et à la diffusion de fruits et légumes oubliés, menacées d’extinction,
  • Pour redécouvrir un panel de saveurs incomparables loin des variétés rencontrées quotidiennement dans nos supermarchés,
  • Pour lutter contre le brevetage et la marchandisation des semences.

JE LES TROUVE OÙ CES SEMENCES ?
La Ferme de Sainte Marthe et l’association Kokopelli agissent depuis de nombreuses années pour la préservation des variétés anciennes. Vous trouverez sur leur site internet, une multitude de fruits et légumes oubliés à redécouvrir.

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Créer un marché de producteurs bio & locaux

Avec Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

Acheter directement au producteur permet de mieux comprendre ce que l’on trouve dans notre assiette, comment cela est produit et par qui. Mais s’il faut faire le tour des fermes pour faire ses courses, ça n’est ni pratique, ni écologique !

C’est pourquoi de nombreuses communes organisent aujourd’hui un marché spécifique pour les producteurs bio et locaux, ce qui permet de trouver en un même lieu les fruits, les légumes, le pain, les produits laitiers, la viande… Ces marchés peuvent permettre également de découvrir et déguster sur place les produits proposés.

LE SAVIEZ-VOUS ? Plusieurs études dans différents pays ont démontré qu'un repas moyen parcourait en moyenne 3 000 kilomètres, soit 25 % de plus qu’en 1980. Il est donc plus que temps d’encourager la consommation de produits locaux pour nos agriculteurs et pour la planète !

Identifier les marchés pré-existants près de chez vous :


Identifier les producteurs bio et locaux près de chez soi :

NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.

  • Identifier en premier lieu les marchés de producteurs bio et locaux qui existent déjà près de chez vous ! Prenez contact éventuellement avec eux, ils auront probablement des conseils pertinents.
  • Définir les critères de sélections : distance, labels…
  • Identifier et prendre contact avec les producteurs bio et locaux pour voir si votre projet correspond également à leurs attentes et les intégrer pleinement dans la démarche. Peut-être travaillent-ils déjà sur un tel projet !
  • Solliciter les élus de votre commune pour mettre en place un nouveau marché municipal. En parallèle, il ne faudra pas omettre de consulter les associations de commerçants de la ville, les commerçants « bio sédentaires » pour que tous soient impliqués dans la dynamique du projet. Cela vous garantira un meilleur accueil du projet par la population et en mairie. C’est ensuite une délibération du conseil municipal qui statuera sur la mise en place du marché.
  • Il est normalement possible d’organiser « soi-même » un marché dans l’espace public. Pour cela, il est nécessaire d’obtenir une autorisation municipale qui déclenche généralement les mêmes consultations.
  • Enfin, si vous l’organisez sur un terrain privé, il est important d’en informer les commerçants bio de la commune. Ils apprécient généralement les initiatives visant à développer la consommation de produits bio et pourront être des relais d’information précieux sur votre marché.
  • Choisir le lieu et la date en fonction des marchés pré-existants. Pourquoi pas ne pas envisager un marché en soirée ? N’oubliez pas de vous renseigner sur les contraintes de vos producteurs (Un marché le lundi matin leur impose de travailler le dimanche…).
  • Communiquer largement sur ce nouveau marché pour que les consommateurs soient au rendez-vous, cela conditionnera la pérennité de votre marché. Penser à l’affichage municipal, la presse locale, des affiches sur les autres marchés, le réseau bio local… Vous pouvez également signaler votre marché sur la carte des acteurs de la bio en France réalisée par Colibris et Lemarchecitoyen.net !
  • Enfin, cohérence oblige, n’oubliez pas d’organiser la collecte des déchets (à Concarneau, chacun remporte ses déchets).
  • Pour encourager l’économie locale et l’emploi dans ma région,
  • Pour participer à créer un lien social entre agriculteurs et citoyens,
  • Pour promouvoir l’agriculture biologique dans ma commune,
  • Pour apporter un soutien aux agriculteurs qui ont fait le choix d’une agriculture respectueuse des hommes et de l’environnement,
  • Pour encourager l’accès à une alimentation biologique à moindre coût par des circuits directs producteur-consommateur.

JE LES TROUVE OÙ LES PRODUCTEURS BIO ET LOCAUX ?
Le mouvement Colibris, en partenariat avec Lemarchecitoyen.net, a développé une carte de France des acteurs de la bio en France. Vous n’avez plus qu’à cliquer sur votre département !
La FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique) met également à votre disposition un répertoire des agriculteurs bio de France.

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Convertir une cantine en bio et locale

avec la Fondation Nicolas Hulot et Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

Manger est un acte quotidien et vital qui crée une relation étroite avec la nature dont nous consommons les produits. Mais manger est aussi un acte culturel et social qui exprime des choix de société et de modèle agricole.

Développer les repas biologiques en collectivité (cantine scolaire, entreprise, hôpital, etc.) a beaucoup d’avantages. Dans de nombreux pays, cela est considéré comme un moyen efficace de développer les filières biologiques et paysannes, beaucoup plus écologiques. De plus, l’alimentation bio est une vraie réponse en matière de santé publique et de sécurité alimentaire dans le contexte de crises alimentaires actuel (vache folle, OGM, pesticides…), car elle permet de concilier variété, qualité, traçabilité et sûreté alimentaire à un coût acceptable. Mais aussi, cela permet à tous, et tout particulièrement aux enfants, de redécouvrir l’acte de manger sain, en accord avec les saisons et la nature, ce qui contribue, en passant, à lutter contre l’obésité.
Pourtant, seul 0,1 % de la restauration collective française est biologique, du fait de la méconnaissance du sujet, d’a priori, et de craintes, notamment concernant la question du coût. Or, la mise en place d’une cantine biologique est accessible pour la plupart des collectivités.

RESTAURATION COLLECTIVE BIOLOGIQUE (ET LOCALE), DE QUOI PARLE-T-ON ?
Il n'existe pas de définition légale de la cantine biologique. Mais il est possible de se référer à des cahiers des charges établis par les professionnels de la filière biologique. Ainsi, la fédération nationale des agriculteurs biologiques des régions de France (FNAB) définit les valeurs que les agriculteurs bio souhaitent partager avec leurs partenaires de la restauration collective : des aliments de culture biologique certifiée, un approvisionnement de proximité, des produits de saison, frais et peu transformés, des emballages réduits, le choix de variétés locales pour aider la biodiversité, des menus équilibrés, etc.


Pour aller plus loin, je cours acheter :

  • « La stratégie du Colibri » de Séverine Millet aux Editions Minerva-Groupe.
    Cet ouvrage réunit une série d’actions concrètes, locales, accessibles et collectives.

NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.

  • Déterminer tous les acteurs concernés : du maire, qui est responsable de la restauration collective scolaire pour la maternelle et l'école élémentaire, au directeur d'école, en passant par les parents d'élèves, le gestionnaire des achats de l'école, les cuisiniers, et les acteurs locaux de la filière biologique... chacun à son mot à dire sur un tel projet.
  • Mener une enquête : cela permet de connaître le taux de sensibilisation et donc le soutien que vous allez recevoir, et les freins et a priori qu'il va falloir lever. Un des principaux facteurs de réussite pour une cantine bio approvisionnée localement est de vérifier que l’école ou la ville dispose d’une véritable cuisine et d’une « légumerie » (un espace où les légumes peuvent être lavés, épluchés, etc.). Si ce n’est pas le cas il est nécessaire de s’attaquer à ce problème en premier ! C’est ce qui permettra de recevoir et de cuisiner des produits frais. Beaucoup de cantines reçoivent des produits préemballés, précuisinés, sous-vide ou en conserve (Å“ufs en barres, poches de jaunes d’Å“uf liquide, etc.) même lorsqu’elles disposent d’une cuisine !
  • Créer un groupe avec d'autres parents d'élèves ou collègues qui ont la même envie que vous. Mieux vaut être plusieurs pour être écoutés.
  • Rencontrer la filière biologique locale : agriculteurs, transformateurs et vendeurs de produits biologiques sont là pour vous accompagner tout au long de votre projet. Il est fondamental d'apporter dès le départ des propositions concrètes, des études de coût, des adresses de fournisseurs… Ainsi, dès la première rencontre avec les personnes concernées, vous serez à même d'apaiser les craintes et de répondre à toutes les questions.
  • Présenter votre projet à l'établissement scolaire : tous les acteurs de l'école (directeurs, enseignants, personnel de restauration, infirmière, etc.) sont garants de la réussite de la mise en place d'une cantine biologique qui concerne à la fois l'alimentation, la santé, l'éducation au goût, et l'éducation à l'environnement.
  • Connaître les bons arguments pour convaincre : il est important de mettre en avant tous les avantages d'une cantine biologique, afin que chaque acteur concerné y trouve son compte.
  • Définir ensemble les objectifs : avec l'aide de la filière biologique locale, différentes décisions doivent être prises avec tous les acteurs concernés. Par exemple, le rythme d'intégration de produits bios dans les repas, les sources d'approvisionnement, la détermination des menus pour maîtriser les prix, les demandes de soutiens financiers à la région, la communication sur le projet, les étapes de sensibilisation des parents et des enfants, etc.
  • Prévoir un volet sensibilisation conséquent pour assurer le succès et la pérennité du projet :
    • Éduquer les enfants au goût : nouveaux produits, nouvelles saveurs, nouvelles couleurs, nouvelles recettes ;
    • Faire redécouvrir l'origine des aliments, la relation entre agriculture et environnement, entre alimentation et santé ;
    • Former le personnel de restauration à de nouveaux produits, techniques de cuisson, et accommodement des aliments.
  • Pour la planète car l’agriculture biologique préserve notre environnement,
  • Pour notre santé et celle de nos bambins ! Profitons d’une alimentation sans résidus de pesticides, sans additifs de synthèse, et reconnue comme plus riche en nutriments,
  • Pour plus d’autonomie alimentaire,
  • Pour encourager le développement de l’agriculture biologique sur le territoire et l’emploi en zone rurale.
  • Pour encourager la « cuisine » ! Permettre l’embauche de personnel qualifié qui fait un métier épanouissant et qui a du sens,
  • Pour permettre à un ou plusieurs agriculteurs de percevoir des revenus équitables,
  • Pour le goût ! Manger des produits bios, frais et cuisinés le jour même est incomparable avec les produits sous-vide et aseptisés !

C'EST CHER !
On accuse souvent l'agriculture biologique d'être hors de prix, incompatible avec la restauration collective. Si le surcoût est bien réel (10 à 15%), il faut en comprendre les raisons, et, surtout, voir qu'il est minime quand il est optimisé.
Quelques pistes :

  • Remplacer des protéines animales par des protéines végétales, d'aussi bonne qualité, permet de réduire sensiblement les coûts,
  • Privilégier les aliments de saison, beaucoup moins chers,
  • Privilégier les produits locaux, pour diminuer les frais de transports,
  • S'adresser à des fournisseurs spécialisés en bio, pour éviter trop d'intermédiaires.

Le surcoût peut être pris en charge par la commune, l'établissement scolaire ou les parents qui le peuvent, mais il est de plus en plus possible d'obtenir l'aide de la région, comme cela se fait en Poitou-Charentes, Picardie, Bretagne, PACA,…

Le site Web Ékopédia diffuse des connaissances pratiques pour qu'ensemble nous puissions devenir plus autonomes et forger les bases nécessaires pour construire un monde meilleur. Ses contenus sont rédigés coopérativement et sont librement réutilisables. Chaque mois Ékopédia sensibilise plusieurs centaines de milliers de personnes.

S'installer ou se convertir à l'agriculture biologique

Avec Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

« Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde. »
Gandhi


Reconnue depuis 1981 grâce au label AB et un cahier des charges strict, l’agriculture biologique se caractérise par son rôle essentiel dans la production d’une alimentation saine, la préservation de l’environnement et la création d’activités économiques locales.
 
Elle garantit le non usage de produits chimiques de synthèse, le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures, l'éloignement biologique des animaux, un élevage extensif faisant appel aux médecines douces, le respect du bien-être animal, un respect global de l'environnement et des ressources disponibles en relançant la biodiversité.
 
ELLE PROTÈGE NOTRE SANTÉ ET LA TERRE.

Les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement de tripler les surfaces bio d’ici 2012 et de proposer 20% de produits bio en restauration collective publique d’ici 2012 font de ce mode de production un des rares secteurs agroalimentaires connaissant une phase de croissance remarquable, considérée par les experts comme durable.

Se renseigner sur l’installation ou la conversion en bio avec l’association Intelligence Verte :
http://www.conversionbio.org/
http://www.intelligenceverte.org/maraichage-bio.asp

Télécharger le guide « Convertir mon exploitation en agriculture biologique » initié par Corabio et la Chambre d’Agriculture de Rhône-Alpes :
http://www.corabio.org/images/stories/Publications/dossier%20convertir%2...

Prendre contact auprès du Groupement d’Agriculteurs Bio (GAB) et la Chambre d’Agriculture de son département pour s’informer sur le cahier des charges et être accompagné dans un tel projet :
http://www.fnab.org/
http://www.apca.chambagri.fr/

Un soutien pour accéder au foncier ? La Foncière Terre de liens est un outil d’investissement solidaire destiné à collecter de l’épargne citoyenne et à acquérir des terres pour installer ou maintenir des porteurs de projets agri-ruraux respectant la charte de Terre de liens (maraîchage bio).
http://www.terredeliens.org/

Une formation professionnelle continue à l’agriculture biologique ? La Ferme de Sainte Marthe propose trois sessions de formation par an qui permettent d’acquérir un diplôme homologué.
http://www.fermedesaintemarthe.com

Bénéficier d’un accompagnement dans votre projet ? Il existe des pépinières pour démarrer une activité de maraîcher bio indépendant en  profitant d’un accompagnement personnalisé avec Intelligence Verte ou bien le réseau des AMAP d’ÃŽle-de-France :
http://www.intelligenceverte.org/maraichage-ethique.asp
www.amap-idf.org
Des lignes directrices pour le développement d’une exploitation en agriculture biologique cohérent ? avec la charte de l’organisme Nature & Progrès :
http://www.natureetprogres.org/producteurs/professionnels_nature_progres...

Les organismes ressources au niveau national pour mon projet :
L’APCA, Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture. Elle est l’organe consultatif et représentatif des intérêts de l’agriculture et du monde rural.
http://www.apca.chambagri.fr/

L’Agence Bio, organe représentatif de l’agriculture biologique française. Elle regroupe les Ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie, l’APCA (les Chambres d’Agriculture), la FNAB (les agriculteurs bio), le Synabio (les transformateurs), les coopératives de France, les distributeurs …
http://www.agencebio.org/

La FNAB, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique des Régions de France. Elle regroupe tous les Groupements Régionaux d’Agriculteurs Bio de France.
http://www.fnab.org/

L’ITAB, Institut Technique en Agriculture Biologique. Il forme un réseau national de compétences techniques bio, à travers ses adhérents et centres techniques régionaux.
http://www.itab.asso.fr/

SYNABIO, Syndicat national des entreprises bio. Il participe de ce fait au niveau national et européen à la structuration de l’aval de la filière bio.
http://www.synabio.com/
 

NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.


  • Pour choisir un métier en lien profond avec les hommes et la terre,
  • Pour préserver ma santé et l'environnement,
  • Pour Å“uvrer pour une production qualitative et quantitative satisfaisante,
  • Pour rechercher et valoriser les connaissances anciennes transmises oralement de génération en génération,
  • Pour maintenir la vitalité de la terre,
  • Pour prendre le temps de connaître son sol et d'apprécier sa spécificité,
  • Pour aller à la rencontre de citoyens de plus en plus vigilants à leur alimentation et de plus en plus en demande de produits bio et locaux.
  • A terme produire en bio de façon cohérente est moins coûteux.

C’EST UNE DEMARCHE COUTEUSE ET COMPLIQUEE !
La démarche est effectivement compliquée et le temps de « conversion » peut paraître bien long. Mais :

  • Les pouvoirs publics (à travers le Programme de Développement Rural Hexagonal 2007/2013 et ses deux principales mesures en faveur de l’agriculture biologique : la MAE CAB et la MAE MAB) et les groupements syndicaux et associatifs de la bio se mobilisent pour apporter un accompagnement et un soutien financier aux agriculteurs en reconversion.
  • Des solutions existent en maraîchage par le biais de l’AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysannes).
  • C’est le sens de l’histoire ! Le pétrole se raréfiant, les problèmes d’eau, sanitaires et de biodiversité s’aggravant et la demande des consommateurs explosant !

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Recréer un périmètre de souveraineté alimentaire

Avec Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme

« La souveraineté alimentaire peut se définir comme le droit de pouvoir accéder à une nourriture suffisante, nutritive et adaptée à ses exigences sanitaires, culturelles, sans se trouver en situation de dépendance.
Les politiques agricoles et de pêche actuelles découragent la production vivrière familiale et produisent pauvreté, exode rural, chômage et dépendance alimentaire.
Aujourd’hui, près d’ 1 milliard 20 millions de personnes n’ont pas suffisamment de quoi se nourrir, dont 70 % sont des paysans ! »

CCFD-Terre Solidaire

Définie pour la première fois en 1996 par Via Campesina, la souveraineté alimentaire est un droit international qui laisse la possibilité aux pays de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations sans impact négatif sur les populations d'autres pays. Elle accorde une importance aux conditions sociales et environnementales de production des aliments et prône un accès plus équitable à la terre pour les paysans.

Localement, la souveraineté alimentaire favorise le maintien d'une agriculture de proximité destinée en priorité à alimenter les marchés régionaux et nationaux. Les cultures vivrières et l'agriculture familiale de petite échelle doivent être favorisées, du fait de leur plus grande efficacité économique, sociale et environnementale.

RECREER UN PERIMETRE DE SECURITE ALIMENTAIRE revient à nourrir sa population avec des aliments en quantité suffisante, d’une qualité sanitaire et nutritionnelle remarquables, produits localement avec l’énergie locale et apportant à l’agriculteur un revenu juste et une position sociale reconnue.

La question de la souveraineté alimentaire est déjà cruciale dans bon nombre de pays qui n’ont pas la capacité de se nourrir par eux-mêmes ou l’ont perdue à cause de la déstructuration de leur agriculture imposée par le marché et/ou les pays colonisateurs  (L’Inde par l’Empire britannique, bon nombre de pays africains par la France…).

La raréfaction du pétrole, la stérilisation systématique des terres fertiles et la déstructuration des filières locales risque de la faire devenir non moins primordiale pour la France et les pays occidentaux d’ici quelques années.

LE SAVIEZ-VOUS ? Si elle n’est plus approvisionnée par camions l’Ile-de-France ne dispose que de quelques jours d’autonomie alimentaire.
Dans sa production, l’Ile-de-France est autonome à 26 % seulement pour ses besoins en pommes de terre, 0,5 % pour la viande, 10 % pour les légumes frais, 1,5 % pour les fruits (à l’exception des pommes 5,5 %), 1 % pour le lait, 12 % pour les Å“ufs. En revanche, elle est autonome à 159 % pour le blé et 117 % pour le sucre…

L’autonomie globale de la France pour les légumes frais et les fruits n’est que de 91% et 59% (à l’exception des pommes 166%)... Pour en savoir plus, découvrez « Terre d’Avenir » d’Emmanuel Bailly et Philippe Desbrosses.

NOTE : Cette fiche pédagogique n’est pas exhaustive. Il existe de très nombreuses autres initiatives. Nous souhaitons juste donner quelques pistes pour que chacun puisse agir à son échelle.

  • Consommer local et de saison pour favoriser le développement de circuit-courts dans nos régions.
  • Interpeller et mobiliser les élus, les entreprises, les citoyens… de nos territoires à l’image du Mouvement des Villes en Transition.
  • Créer des AMAP, Jardins de Cocagne, jardins partagés, marchés de producteurs, faire alimenter la cantine centrale par des producteurs bio et locaux… (hyperliens vers les fiches correspondantes à chaque fois)


JE SUIS DECISIONNAIRE, ELU DANS MA REGION, JE PEUX :

Construire une « Ecorégion ».
Le fondement de base et le moteur d’une démarche écorégionale, est la restauration de la souveraineté alimentaire, un droit citoyen fondamental, à l’échelle d’un périmètre régional.

Face aux nombreuses menaces actuelles ou futures, la relocalisation écorégionale des moyens de production, de transformation, de distribution et de consommation est à la fois une nécessité et une évidence.

Mais cette démarche n’est pas un repli xénophobe ou autarcique, simplement un besoin d’autonomie et de maîtrise des flux entrants et sortants sur ces ressources vitales. D’ailleurs la démarche écorégionale s’appuie sur un maillage à plusieurs niveaux de territoire, ce qui crée des liens entre Ecorégions proches (comme des pièces de puzzle imbriquées), chaque région n’ayant pas un terroir pour être autosuffisant sur tous les produits. C’est en particulier le cas des grandes villes comme l’agglomération parisienne, qui a besoin des régions alentour pour assurer son alimentation.

Pour en savoir plus sur cette démarche et sur la souveraineté alimentaire de ma région, découvrez les travaux d’Emmanuel Bailly et Ecoregion Concept & Territoires :
http://ecoregion.fr/
http://www.colibris-lemouvement.org/index.php/TH/Acheter-bio,-local,-de-...
 

  • Pour une autonomie alimentaire retrouvée,
  • Pour encourager une éducation collective relative aux produits, au goût, à la qualité de vie, à l’économie et à l’autonomie…
  • Pour faire du territoire un lieu d’échange et ainsi créer des ponts entre les villes et les campagnes d’un même territoire,
  • Pour re-territorialiser l’agriculture et favoriser une agriculture vivrière adaptée aux sols de nos régions,
  • Pour re-localiser l’économie du territoire et encourager l’emploi en zone rurale dans nos régions,
  • Pour disposer de produits frais et de qualité,
  • Pour la planète car l’approvisionnement local permet de ne pas recourir de façon excessive aux transports.

JE NE PEUX PAS FAIRE GRAND CHOSE À MON ECHELLE !
C’est une idée reçue ! Nous avons bien plus de pouvoir qu’il n’y paraît sur ce sujet. Nos choix de consommation, notre mobilisation… peuvent avoir une influence considérable.
A notre échelle, nous pouvons interpeller les politiques, consommer les produits de nos régions en priorité, créer des jardins partagés, cultiver notre jardin, participer à la création de marchés…

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J’habite en ville et je veux agir

Avec Colibris, Mouvement pour la Terre et l’Humanisme


« Ceux qui sont en ville peuvent parfaitement se solidariser avec ceux qui sont à la campagne, et ainsi faire un pont par dessus la sphère affairiste. »
Pierre Rabhi


Difficile a priori d’agir lorsque l’on est en ville… Pourtant, la population urbaine a bien plus de ressources pour se mobiliser qu’il n’y paraît. Ses choix de consommation, sa façon d’envisager l’espace… sont autant d’outils pour agir.

Vous trouverez dans cette fiche quelques idées pour vous reconnecter depuis votre appartement à la terre, au vivant et à la nature !

CONSOMMER BIO, LOCAL ET DE SAISON

Consommer local, de saison et bio permet de réduire l’impact environnemental de notre alimentation en évitant les transports, les stockages, les engrais et pesticides de synthèse. On contribue ainsi à restaurer la qualité des sols, à maintenir des paysages entretenus, à préserver la qualité de l’eau, à maintenir l’emploi... Les produits que l'on achète sont adaptés aux spécificités régionales, et consommés à maturité, ils sont encore meilleurs !
> Rendez-vous sur la fiche : Consommer bio, local et de saison

ADHÉRER OU CRÉER UNE AMAP

L'AMAP est une Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (marque déposée), dont l'objet principal est de « mettre en lien paysans et consommateurs, afin de créer un partenariat pour permettre aux premiers de bien vivre de leur production et de pérenniser leur métier et aux seconds de s'alimenter bien et local ». L’AMAP permet non seulement de manger local, de saison et souvent bio, mais aussi de redonner une vraie valeur de ce que nous mangeons !
> Rendez-vous sur la fiche : Créer une AMAP

CRÉER UN COMPOST URBAIN

Réduire sa production de déchets, alléger le traitement des ordures ménagères de la collectivité tout en fabriquant un compost “maison” pour fertiliser jardin et jardinières : c’est possible grâce au compostage, même en ville si on a un balcon ou un petit jardin. Issu de la fermentation des déchets organiques, riche en minéraux, le compost apporte au sol les éléments qui se sont épuisés au cours des cultures : une façon de rendre à la nature ce qu’elle nous a donné.  
> Téléchargez le « Guide du compostage domestique » de l’ADEME :
http://www.mescoursespourlaplanete.com/Ressources/
> Téléchargez les conseils de la Fondation Nicolas Hulot :
http://www.defipourlaterre.org/outils/outils_2.php

PARTCIPER OU CRÉER UN JARDIN PARTAGÉ

Un jardin partagé est un jardin de proximité, animé par des habitants groupés en association. C'est un lieu de vie ouvert sur le quartier qui favorise les rencontres entre générations et entre cultures. Il facilite les relations entre les différents lieux de vie du quartier : écoles, maisons de retraite, hôpitaux…  Mais où trouver un jardin partagé près de chez soi ? Le jardin partagé trouve sa place sur un terrain de la ville mais peut aussi être constitué sur un autre terrain (bailleurs sociaux, etc.).
> Découvrez le site francophone du jardin partagé animé par le « Réseau du Jardin
dans Tous Ses Etats » (JTSE) : http://jardinons.com/
> Le portail des jardins partagés et d’insertion en Ile-de-France : http://www.jardinons-ensemble.org/

REVEGETALISER L’URBAIN

Oui, mais je plante où ? Dans mon jardin ou ma cour, sur les toits, dans les terrains vagues, dans un coin de parc, sur les balcons, terrasses et appuis de fenêtre, les accotements, et même en appartements… Ouvrez grands les yeux et vous découvrirez toutes sortes d’espaces disponibles autour de chez vous. Pourquoi pas les occuper pacifiquement avec de petites plantations ?

Dans les écoles, les entreprises… remplacer les pelouses par une jachère fleurie, un verger ou un potager. Ils favoriseront la présence des oiseaux et des insectes essentiels à la biodiversité.
> Découvrez les idées et conseils des Végétaliseurs : http://www.les-vegetaliseurs.com/

Pratiquer la « Green Guerilla ». Ce mouvement né dans les années 70 à New York vise à récupérer des friches urbaines et les transformer en jardins. Mais vous pouvez aussi vous munir de graines et les semer dans des endroits improbables : les bacs  à fleur vides, les terrains vagues… A Rennes, à Troyes, on végétalise les murs, à Paris, on plante aux pieds des arbres, à Brest, on jardine dans des bidons…
> Découvrez le dossier consacré à la « Green Guerilla » de Neomansland :
http://www.neomansland.info/2010/03/green-guerrilla-1-lhistoire-new-york...

Créer un mur ou un toit végétal. Depuis que Patrick Blanc a revêtu de vert les plus grands musées, hôtels et centres commerciaux du monde, le mur végétal est devenu un must en matière de décoration. D'autant que ses vertus ne se limitent pas au seul critère esthétique : entre autres bienfaits, le mur végétal purifie l'air et isole !
> Quelques conseils avec :
http://www.mon-budget-ma-planete.com/habitats.htm/murs-toits-vegetal-rev...

ET ENCORE PLEIN D’AUTRES IDEES AVEC :




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